Extrait de l'article "Les multiples visages de Balanchine" par Aurélia Hardy
"... la surprise (pas si surprenante que ça !) nous fut offerte un autre soir par Fanny Fiat et Emmanuel Thibault dans ce même mouvement. Nos deux sujets ont littéralement explosé sur cette pièce qui collait si bien à leurs personnalités : brio, vélocité, folle insouciance. Elle fut dansée et interprétée avec maestria. Leur dynamisme et leur enthousiasme transparaissaient dans chaque pas, et furent largement communicatifs. Dans leur désir de faire « du Balanchine », certains danseurs, plus précisément certaines danseuses, ont beaucoup trop accen­tué la dynamique de leur danse au risque de « casser le mouvement », l'assécher oubliant que Balanchine reste avant tout un art consommé du lié et de l'enchaînement naturel, de l'harmonie entre l'âme du danseur et son mouve­ment. Ce fut le cas de Karin Averty dans l'Allegro Vivace, de Mélanie Hurel dans la dernière partie du ballet. ..."